direction musicale Olivier Grangean
accompagnement musical interprété par des musiciens de l’Orchestre Symphonique de Mulhouse
Après une vingtaine de films, Julien Duvivier signe avec Au bonheur des dames son adieu au cinéma muet. L’œuvre de Zola est admirablement mise en scène par le cinéaste qui, par le dynamisme de sa caméra, plonge dans la masse des foules et des décors, dont les scènes d’extérieur révèlent le Paris des années 20.
Denise, une jeune orpheline provinciale, arrive à Paris et s’installe chez son oncle, dont le petit commerce est menacé par le flamboyant grand magasin : Au bonheur des dames. Fascinée par cet établissement rival, elle décide d’y travailler…
Connaissant très bien les films parlants de Julien Duvivier, j’ai pu facilement faire un véritable exercice de style sans trahir l’esprit du cinéaste. Lui-même ayant actualisé le roman de Zola, j’ai pu, quand la dramaturgie le permettait (dans les scènes d’action extrêmement virtuoses aux montages et aux travellings très modernes pour l’époque) effectuer un véritable travail de création musicale.
Les scènes plus « concrètes », duos d’amour au bal populaire, sont traitées au premier degré et deviennent parfois très sentimentales. Ce film est un chef d’œuvre expressionniste dont la musique est un décor.
Christian Lauba
Au programme de la soirée
à 19 h 30 conférence d’avant-concert de Christian Lauba
à 20 h 30 ciné-concert Au bonheur des dames
à 22 h buffet convivial pour fêter le début de la saison de La Filature, Scène nationale