La Filature

les Vagamondes

festival des cultures du Sud (6e édition)

Mi. 10 Jan. 2018 19h00
du 10 au 27 janv. 2018
à La Filature

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Arts & Sciences humaines à Mulhouse Du 10 au 27 janvier 2018, des concerts, spectacles, conférences, films, rencontres, expositions se succèdent pour une grande fête à vivre ensemble ! (programme complet à découvrir à l’automne 2017).

Inauguration du festival mercredi 10 janv. 19h en entrée libre avec vernissage de l’exposition de Cristina de Middel (commissariat Christian Caujolle)

Billets à l’unité & Pass Vagamondes à partir de 3 spectacles découvrez les tarifs du festival en cliquant ici


À La Filature, chaque début d’année est inauguré par des productions artistiques qui ont pour toile de fond le bassin méditerranéen avec le festival les Vagamondes. En 2018, nous entendrons parler de Syrie, d’Égypte, de Turquie, d’Italie, de Grèce, de Kabylie, de Corse, mais aussi d’Iran et d’Afrique… Ces créations diverses susciteront comme chaque fois de nombreux et riches questionnements. Cette région, véritable carrefour des civilisations, est un univers complexe aux contours flottants, à la fois héritière de traditions qui remontent à la nuit des temps, berceau des trois religions monothéistes, et pleinement aux prises avec les mutations contemporaines. Depuis 2011, le Printemps arabe, la crise grecque ou les événements plus récents en Turquie font définitivement tomber, s’il en était encore besoin, l’image d’une Méditerranée immuable. Alors par quel biais aborder cet espace à l’interface de trois continents? De quelle identité peut-on parler?Sur cette étendue d’eau se croisent aussi bien des immeubles flottants, transportant des milliers de touristes du Nord à la recherche d’images exotiques, que des embarcations de fortune transportant des milliers de désespérés du Sud à l’assaut d’une désormais frontière entre deux mondes. Alors certains peuvent parler de « choc des civilisations » et aller parfois jusqu’à entretenir un imaginaire de la peur. Les artistes, la plupart du temps, se refusent à aborder la question de « l’identité » de manière monolithique. Ils préfèrent parler de « relation(s) »et n’hésitent pas au contraire à chercher l’inspiration dans les différences liées à cette altérité. Les productions se font internationales, les artistes traversent les frontières et reviennent chez eux ou appartiennent à des diasporas ; ils deviennent des citoyens cosmopolites et en cela forment un laboratoire de nos diversités plurielles. C’est parce que ce bouillon de culture est aussi passionnant que complexe que, tout au long du festival, des spécialistes en Sciences Humaines se joignent à nous pour nous éclairer sur ces sujets. Tout comme les artistes, les géographes, historiens, journalistes et intellectuels de tous ordres réfléchissent le monde. Ensemble, ils décryptent cette région qui s’impose comme le point du globe où se concentre la diversité.