La Filature

Jacqueline Caux

entretien + film "Si je te garde dans mes cheveux…"

mar. 12 janv. 2021 22h30

Dans le cadre du festival les Vagamondes, découvrez l’univers de Jacqueline Caux mardi 12 janvier :

22H30 Entretien « Femmes rebelles des musiques arabes » avec la réalisatrice Jacqueline Caux par Marie Brignone (autrice et animatrice Radio MNE). VIDÉO
23H30 Film Si je te garde dans mes cheveux… de Jacqueline Caux. Pensez à réserver votre billet : vous recevrez ensuite par mail un mot de passe afin de découvrir gratuitement ce DOCUMENTAIRE.


EN REPLAY jusqu’au 31 janvier :
Entretien « Femmes rebelles des musiques arabes »
Film Si je te garde dans mes cheveux (sur réservation uniquement)


SI JE TE GARDE DANS MES CHEVEUX
film de Jacqueline Caux (2013, 1h10)

Le titre de ce film est une allusion directe à ce tabou qu’est – dans les pays arabes – la chevelure des femmes – qui devrait être cachée -, alors que toutes les musiciennes qui vont participer à ce film refusent de porter le voile. Ce titre est donc une allusion à l’érotique du cheveu.

Ce film est, de fait, un manifeste pour montrer la nécessité d’obtention de la liberté des musiciennes arabes, tout d’abord à chanter, ensuite à chanter devant des hommes, qui plus est des chansons d’amour… Ce film montre en effet l’histoire actuelle de plusieurs femmes Arabes rebelles, chanteuses, musiciennes et compositrices, issues du Magreb comme du Machreq.

En contradiction assumée avec le contexte de défiance actuelle vis-à-vis de ces cultures, ce film souhaite montrer la force d’affirmation de ces femmes qui se battent avec détermination pour imposer leur talent, leur art, leur engagement social, ainsi que leur féminité sans voile.

Ce film ambitionne également de montrer comment leur force créatrice s’appuie sur de nouvelles attitudes mais aussi sur la puissance et la beauté de poétiques très anciennes, qui rendent compte de l’extrême diversité de ces mondes que l’on a trop souvent tendance à amalgamer en un unique univers menaçant.

Ce film a aussi une dimension politique directe puisqu’il a été tourné avec des musiciennes originaires de plusieurs pays actuellement en grand déséquilibre : la Tunisie, la Syrie, la Palestine. Ces contextes violents dans lesquels elles vivent, ou qu’elles ont dû fuir, ont évidemment un impact considérable sur leur art.

Prix du Meilleur Film Documentaire Musical 2014 décerné par la Sacem. Cinq portraits de femmes musiciennes rebelles originaires du Maroc (Hadda Ou Akki), de Tunisie (Amina Szarfi), d’Egypte (Oum Kalshoum), de Syrie (Waed Bouhassoun) et de Palestine (Kamilya Jubran).


JACQUELINE CAUX

Jacqueline Caux est réalisatrice de films dans différents domaines : courts-métrages expérimentaux et longs – métrages sélectionnés et primés dans de nombreux festivals nationaux et internationaux. Elle a participé à l’organisation de plusieurs festivals de musiques d’aujourd’hui, réalisé des émissions de recherche pour France Culture. Elle est aussi l’auteur de plusieurs livres d’entretiens avec des artistes essentiels du XXe siècle. Elle a notamment reçu le Prix d’Honneur du FILAF 2019 pour l’ensemble de ses films.


FILMOGRAPHIE

« Bad Girls des Musiques Arabes – du 8e siècle à nos jours » 2020 – 1h20. Une histoire des femmes musiciennes Arabes, depuis les premières femmes esclaves jusqu’à la première chanteuse de rap d’Egypte.

« Never Stop – Une musique qui résiste » 2017 – 1h15. L’histoire de la création, il y a trente ans, des labels indépendants par les pionniers de la musique Techno de Detroit : Juan Atkins, Derrick May, Carl Craig, Jeff Mills.

« Hadda Ouakki » 2015 – 53min. Un portrait de la grande cheikhat du Moyen-Atlas Marocain Hadda Ouakki, et une rencontre avec son maître Bennacer Oukhouya. Prix Charles Cros 2016.

« Man From Tomorrow » 2014 – 40min. Un portrait musical réalisé en lien avec la musique de Jeff Mills.

« Si je te garde dans mes cheveux… » 2013 – 1h10. Cinq portraits de femmes musiciennes rebelles originaires du Maroc (Hadda Ou Akki), de Tunisie Amina Szarfi), d’Egypte (Oum Kalshoum), de Syrie (Waed Bouhassoun) et de Palestine (Kamilya Jubran). Meilleur film Documentaire Musical 2014 décerné par la Sacem. Première Mondiale du Film au Palais de Chaillot, suivi d’un concert de Waed Bouhassoun.
Quelques-unes des sélections : Festival du Film de Femmes de Marseille – Cinéma le Prado – 3 octobre 2013. Festival « Regard sur le Cinéma du Monde » – Rouen – 14 Janvier 2014. Festival International des Films Documentaires – Fidadoc – Agadir (Maroc) – 3 Mai 2014. Panorama des Cinémas du Magreb et du Moyen-Orient – PCMMO – 9 Mai 2014. Festival International des Films Documentaires – Lussas – 20 Août 2014.

« Dolce Voce – Gavin Bryars » 2011 – 37min. Un court portrait musical du musicien post modern anglais Gavin Bryars.

« Contes de la Symphonie Déchirée » 2010 – 54min. Fiction à partir de la musique Symphonie Déchirée de Luc Ferrari.

« Les couleurs du prisme, la mécanique du temps » 2009 – 1h36. De John Cage à la techno en passant par le minimalisme, la musique répétitive et la musique Post- moderne. Avec: John Cage, Pauline Oliveros, La Monte Young, Terry Riley, Steve Reich, Philip Glass, Meredith Monk, Gavin Bryars, Richie Hawtin. Premier Prix du Festival de Films Indépendants de Los Angeles 2010.

« Symphonie Déchirée » 2008 – 1h15. Captation de cette symphonie pour 17 instruments et sons mémorisés du compositeur Luc Ferrari, interprétée par l’Ensemble Instrumental Ars Nova.

« The Cycles of The Mental Machine » 2006 – 57min. Mise en lumière des différents cycles musicaux, du blues à la techno dans la ville défaite de Détroit, sur les traces du mythiquz DJ « Electryfing Mojo ». Quatre premiers prix dans quatre Festivals Internationaux de Films (Detroit, Montréal, Paris, Besançon).

« Who Says I Have To Dance In A Theater – Anna Halprin » 2006 – 50min. Le travail de cette pionnière de la Post Modern dance et de la Performance, dans la nature, sur les plages, dans les rues, avec des performeurs, mais aussi des personnes atteintes du sida ou du cancer et des personnes âgées…

« Out Of Boundaries – Anna Halprin » 2004 – 53min. Portrait de la fondatrice de la « Post Modern Dance » danse. Installée à San Francisco, elle a formé Simone Forti, Yvonne Rainer, Trisha Brown, Lucinda Childs, Meredith Monk…

« Presque Rien avec Luc Ferrari » 2004 – 48min. Portrait du pionnier Français de la musique électronique Luc Ferrari.

« La Monte Young » 2001 – 52min. Portrait du fondateur du courant musical minimaliste américain, et de sa compagne la plasticienne Marian Zazeela, qui travaille avec la lumière dans leurs environnements « Dream Houses », et lors des prestations du « Well Tuned Piano ».

Ainsi que des courts-métrages expérimentaux, sélectionnés dans de nombreux Festivals Internationaux et des Musées d’Art Contemporain.


BIBLIOGRAPHIE

2001 « Presque rien avec Luc Ferrari » Un livre avec le musicien Français Luc Ferrari aux Editions Main d’Oeuvre. Traduit et édité en Japonais et en Anglais.

2003 « Tissée, tendue au fil des jours la toile de Louise Bourgeois » accompagné d’un CD de 74’ de Litanies et d’entretiens, aux Editions du Seuil.

2006 « A l’origine de la Performance » conversations avec Anna Halprin aux Editions du Panama.